Faire tourner des LLMs sur le DGX Spark
Je fais tourner des modèles de langage locaux sur le DGX Spark, notamment en NVFP4 of FP8. Ce guide présente la mémoire, la vitesse et mes paramètres logiciels. L’utilité d’un modèle dépend de votre tâche et du nombre d’utilisateurs simultanés.
Mis à jour le 14 septembre 2026
Ce qu'est le DGX Spark
Le DGX Spark est un ordinateur IA compact de NVIDIA équipé d’une puce GB10. Le CPU et le GPU partagent la mémoire. Il permet d’exécuter des modèles de langage localement et se place à côté d’un bureau.
Le détail intéressant est dans le compute FP4. NVIDIA présente le Spark avec un petaFLOP FP4, mais sur sm_121 il manque le chemin d'instructions dont NVFP4 a besoin. vLLM prévient lui-même et retombe sur Marlin, qui déquantise les poids 4-bit vers BF16. Tu stockes donc en 4-bit, et ce gain mémoire est réel, mais tu calcules à un niveau plus élevé. Pour le compute pur c'est un inconvénient, pour la mémoire et la bande passante non, et sur ce matériel c'est là qu'est le gain.
- Puce
- GB10 superchip
- Mémoire
- 128 GB unified
- Compute
- SM12.1, pas de FP4 natif
- Gamme de prix
- ~3 700 € HT
Ce qui rentre dessus
La règle du pouce : la taille du modèle en milliards de paramètres, fois les octets par paramètre, c'est ce que tu dépenses en mémoire. BF16 coûte 2 octets par paramètre, FP8 un, NVFP4 un demi. Un modèle 30B en BF16, c'est donc environ 60 Go de poids, en NVFP4 plus que 15. À ça s'ajoute le KV cache, et il grandit avec ta longueur de contexte.
Ce qui tient dans 128 Go dépend de la taille et de la précision du modèle. Après le chargement des poids, il faut garder de la place pour le cache KV. La précision influence donc aussi le contexte utilisable.
- BF16
- 2 octets / param
- FP8
- 1 octet / param
- NVFP4
- 0,5 octet / param
Meilleure qualité, dévore la mémoire. Pour la codegen où ça doit être juste.
Le juste milieu. Divise la mémoire par deux, qualité à peine en baisse.
Place et débit au maximum. Très bien pour le RAG et les agents, attention pour la codegen.
À quelle vitesse
Le prefill traite le prompt ; le decode génère les tokens de réponse. Avec des prompts courts, la vitesse de sortie est la plus visible. Les prompts longs peuvent demander beaucoup de traitement initial. Dans mes tests sur le Spark, ce délai augmentait fortement avec les grands contextes.
Lors de mon test de surcharge, les requêtes restaient en file d’attente et le serveur ne plantait pas. Le délai augmentait toutefois. Vérifiez donc le temps d’attente en charge en plus du débit.
Les chiffres exacts par modèle et longueur de contexte sont dans la suite de benchmarks, tournée sur un seul Spark avec un protocole de mesure fixe. Le raisonnement derrière ces trois chiffres est dans un essai à part.
- Decode @ petit
- 20,9 t/s/user
- Decode @ 25k
- 7,6 t/s/user
- Mur de prefill
- ~25k tokens
- Streams stables
- 25 simultanées
Indication sur Gemma-4-26B-A4B en NVFP4. Ça varie par modèle et précision, les chiffres complets sont dans l'arena.
→ Vers la suite de benchmarks complèteQuel moteur
J’utilise vLLM pour servir les modèles via une API. Il prend en charge la configuration NVFP4 que je teste et peut traiter les prompts longs par morceaux avec le chunked prefill.
Le chunked prefill est activé dans ma configuration. J’ajuste max-num-batched-tokens et l’utilisation de la mémoire à la longueur de contexte souhaitée. Ces paramètres influencent la stabilité et le débit. La configuration figure dans le journal de développement sur Gemma-4.
Combien ça coûte
Le matériel s’achète une fois ; l’électricité se paie en continu. Un Spark consomme environ 170 watts en charge. Il fonctionne rarement à pleine capacité 24 h/24. À environ 8 heures de charge réelle par jour, l’électricité coûte près de 93 € par an. Un token supplémentaire coûte alors très peu, seulement l’électricité. Mais le coût réel par token dépend du taux d’utilisation et n’est pas toujours inférieur à celui d’une API hébergée.
Le point de bascule dépend de ton volume. Si tu lances un prompt de temps en temps, une API cloud est moins chère. Si tu tournes jour après jour avec une équipe ou une charge de production, le matériel se rentabilise. Le calcul complet est sur la page des coûts.
- Achat
- ~3 700 € HT
- Courant en charge
- ≈170 W
- Courant par an
- ≈93 €/an
- Par token en plus
- ≈€0,00
Courant basé sur ~8 heures de charge par jour à 0,26 €/kWh. Un Spark est rarement à pleine charge 24/7, donc tourner en continu surestime la facture.
→ La comparaison de coûts complète : local vs cloudPour qui
Une API cloud peut être plus pratique si vous pouvez y traiter vos données et ne souhaitez pas gérer un serveur de modèles. Un Spark est une option pour garder le contrôle du traitement.
Le matériel n'est qu'une partie du choix. Le guide de décision IA locale compare aussi qualité, frontières de données, opérations, coûts et évolution.
Pense aux PME et organisations qui travaillent avec des données personnelles, des documents internes ou des données clients qui doivent rester proches sous le RGPD. Là, la question n'est plus "quel est le modèle le plus rapide", mais "quelle partie a même le droit de sortir". Un Spark sous ton propre contrôle répond à ça bien plus facilement qu'un contrat avec un fournisseur cloud.
Avec votre propre matériel, vous choisissez la version du modèle et le moment des mises à jour. La machine limite la capacité. Vous gérez aussi la maintenance et les mises à jour.
Reproduis-le toi-même
Tous les chiffres de ce site proviennent d’un seul Spark, avec un protocole fixe : mêmes prompts, mêmes seeds et trois exécutions par mesure. La configuration, les prompts et les sorties brutes sont publics sur GitHub.
Vous obtenez d’autres résultats sur un autre Spark ou une autre version de vLLM ? Envoyez vos paramètres et vos mesures pour que nous puissions examiner les différences.
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